L’analyse d’audience web en Europe a profondément changé. Depuis l’arrêt Schrems II et les mesures de contrôle prises ensuite par les autorités de protection des données dans toute l’UE, les entreprises européennes remettent en question leur dépendance à Google Analytics.
Le problème RGPD de Google Analytics
Par conception, Google Analytics transfère les données des utilisateurs vers des serveurs situés aux États-Unis. Au regard du RGPD, cela crée un risque de non-conformité important. Plusieurs autorités européennes de protection des données (notamment en Autriche, en France, en Italie et au Danemark) ont explicitement jugé que l’utilisation de Google Analytics enfreint le RGPD.
Le fond du problème est clair : des données personnelles (y compris les adresses IP et les identifiants de cookies) sont transférées aux États-Unis, où des lois de surveillance comme la section 702 du FISA permettent aux agences gouvernementales d’y accéder sans que les citoyens de l’UE le sachent ni y consentent.
Le coût réel de la non-conformité
Les amendes RGPD n’ont rien de théorique. Rien qu’en 2025, plus de 2,1 milliards d’euros d’amendes ont été prononcés dans l’UE pour des violations de la protection des données. Les entreprises qui utilisent des outils d’analyse non conformes s’exposent à des amendes pouvant atteindre 4 % de leur chiffre d’affaires annuel mondial.
Au-delà des amendes, il y a l’atteinte à la réputation. Les consommateurs sont de plus en plus attentifs au traitement de leurs données, et une sanction publique peut détruire une confiance construite pendant des années.
Ce dont les entreprises européennes ont besoin
La solution d’analyse idéale pour une entreprise européenne doit remplir plusieurs critères : les données doivent rester dans l’UE, aucune donnée personnelle ne doit être transférée vers des pays tiers, le consentement aux cookies doit être simplifié ou supprimé, et l’outil doit fournir des informations exploitables sans porter atteinte à la vie privée.
C’est précisément pour cela que des solutions comme EuroMetrics existent : conçues dès le départ pour les entreprises européennes, avec hébergement des données dans l’UE, un suivi sans cookies et une conformité RGPD intégrée à l’architecture.
